Le beau temps au-dessus de nos têtes nous donne des envies de nature. Nous partons donc pour une belle randonnée au plateau d’Ebino, au sud-ouest de Miyazaki.
En chemin petit arrêt sur une belle plage pour profiter de la vue.
Arrivés au plateau d’Ebino et partis dans l’optique de faire le tour des trois lacs de caldeiras, nous constatons que les activités volcaniques ont contraint la fermeture d’une bonne partie du chemin. C’est donc légèrement déçus de ne pas voir la partie « roches volcaniques » que nous partîmes sur les chemins sinueux. Rapidement, grâce à la flore particulièrement changeante, passant de la savane africaine à des forêts verdoyantes, nos déceptions se sont envolées.
De nombreux animaux peuplent cette zone protégée et un panneau nous fait miroiter des espèces que nous n’avons pas encore vues depuis nos débuts au Japon. Armés de nos appareils de prises de vue, nous sommes à l’affût du moindre bruissement d’herbes, du moindre chant d’oiseaux un peu plus exotique que les autres. Nos efforts furent récompensés par quelques biches (ou daims) qui broutaient quelques touffes de verdures séchées. Sortis de la forêt nous avons une vue sur les eaux bleues d’un des lacs.
Nous continuons notre parcours jusqu’à l’observatoire où l’on a une vue plus générale de deux des caldeiras. Nous nous arrêtons ici pour nous restaurer et profiter de cette vue imprenable sur le plateau. Le vent et le froid nous forcent à écourter cette pause repas. Eh oui, l’hiver et le froid ne sont pas encore totalement derrière nous malgré que nous soyons dans le sud du Japon.
Nous finissons tranquillement notre promenade. Nous rebroussons chemin après avoir admiré le temple Toyouke et la vue qu’il donne sur le lac Rokkannon. Nous n’avons hélas vu que très peu d’animaux, peut-être parce que les chemins étaient relativement fréquentés.
De retour sur les routes vers notre prochaine destination, un panneau indique « Sengaki Taki ». Comprenant qu’il s’agit une chute d’eau (75 m), nous décidons de faire une halte rapide afin de profiter du « surplus » de temps que nous avions. Après la traversée de la forêt sur une route tout aussi sinueuse qu’étroite, nous arrivons à un espace où se situe un petit bâtiment qui semble être un local technique pour une compagnie d’électricité. Garés devant, nous partons rapidement pour jeter un œil à cette cascade. Suivant le chemin bétonné, très pentus, nous descendons vers le pied de la cascade. Nous ne pensions pas que le chemin était si long vers le bas, et frais aussi… En t-shirt suant, l’air glacé des eaux de la cascade nous donne des frissons dans le dos et la chair de poule sur les bras. Après quelques rapides clichés de ce qui devait être une centrale électrique utilisant la force de l’eau, nous avons repris notre chemin pour reprendre notre route. Épuisés, mais heureux d’avoir fait le détour, nous repartons sur cette route toujours aussi sinueuse qu’étroite, croisant les doigts pour ne rencontrer personne en chemin.
Sur notre route vers Ibusuki, où nous souhaitons prendre le ferry pour Nejime afin de passer sur l’autre partie de Kyushu, nous avons fait une halte à Chiran. Cette petite bourgade abrite en son sein une rue bordée de maisons de samouraï. Ayant gardé leur charme d’antan, elles permettent aux visiteurs curieux de contempler leurs jardins japonais. Arrivés tôt sur les lieux, nous avons eu la chance de pouvoir profiter des lieux, exempts de touristes. Cette ruelle est très différente des ruelles de samouraïs que nous avons pu visiter auparavant. Les murs d’enceinte des maisons étaient faits de grosses pierres, surmontés de feuillages, si bien qu’ils ne laissent nullement transparaître les bâtiments qu’ils encerclent. Seule vue sur l’intérieur, les magnifiques portails de bois, surmonté d’un petit toit, un ensemble de style très japonais. C’est d’ailleurs par ses portes que l’on pouvait apercevoir les jardins et les belles maisons traditionnelles.
Nous nous sommes baladés dans les alentours en suivant le cours d’eau de la ville puis sommes repartis, direction le lac Ikeda.
Un jardin d’une maison de Samouraï à Chiran Claire arpente les rues du quartier de Samouraïs de Chiran Un jardin d’une maison de Samouraï à Chiran Une fleur sur un mur du quartier des Samouraïs de Chiran Le thé, grande spécialité de la ville de Chiran et sa région Plantation de thé entre les maisons de Chiran
En route nous sommes allés visiter une sorte de zoo où sont exposés de nombreux hippocampes ainsi que quelques autres espèces marines. Très petit et cosy, cette maison en bord de mer ressemble plus à une présentation d’animaux par un passionné plutôt qu’à un zoo. L’endroit présente une belle vue sur la mer et c’est un espace où s’arrêter fût fort agréable. Depuis le rivage voisin, nous avons une très belle vue sur le mont Kaimondake, aussi appelé « Satsuma Fuji ».
Camping de Hinokami Koen, encore un lieu agréable en bord de mer Restaurant de gyozas (style de raviolis) avec une enseigne amusante Le mont Kaimon, ou Satsuma Fuji Vincent devant le mont Kaimon Un hippocampe est né le jour de l’anniversaire de Claire Un hippocampe, né quelque jours auparavant, le jour de l’anniversaire de Claire Un hippocampe de la Maison des Hippocampes Les hippocampes de la Maison des Hippocampes
Le lac Ikeda est le plus grand lac de caldeira de l’île avec une superficie de 11 km. Ce beau lac indigo est le berceau d’anguilles géantes, anguilles qui sûrement sont à l’origine d’Issy, monstre marin légendaire comparable à Nessy.
Nous nous sommes ensuite rendu dans un restaurant pour une expérience incroyable et surtout inédite pour nous. Suivant les conseils de notre guide touristique de poche, nous sommes allés dans un restaurant où les nouilles sont servies de manière ludique.
Tout d’abord, nous passons commande d’un set de poissons grillés et accompagnements. Un beau repas copieux. On arrive dans un grand espace extérieur couvert avec des dizaines et des dizaines de tables, vides pour la plupart car nous sommes hors saison. Au centre, sur chaque table, des cercles de couleurs où circule un courant d’eau. Nos plateaux arrivent et les nouilles nous sont servies dans une passoire. On nous explique qu’il faut mettre les nouilles dans l’eau, les laisser tourner et les attraper quand elles passent devant nous afin de les manger froides.
Nous trouvons le concept amusant et très convivial qu’on aurait aimé être accompagné. Le seul hic est que, à cette période de l’année, être dehors reste légèrement difficile sans veste…
Notre repas savouré, nous reprenons la route pour une autre première expérience : le bain de sable chaud. En yukata, nous sommes ensevelis sous le sable d’une plage d’Ibusuki, chauffé par l’eau d’une source chaude. Les employés nous recouvrent de sable chaud à l’aide de pelles, à l’exception de la tête, évidemment. Allongés pendant 10 minutes, l’humidité et la chaleur offrent un moment de relaxation un peu oppressant en raison du poids du sable pèse sur la poitrine.
Une fois sortie de ce sable chaud, direction le onsen pour se laver et se relaxer.
Souhaitant atteindre l’autre côté par le ferry avant le soir, nous nous dirigeons vers le ferry. Mais problème, le ferry ne circule pas ce jour-là. En effet des tortues de mer empêchent les ferrys de circuler. C’est la première fois que des tortues de mer nous “barrent la route”…
Nous devons donc contourner la baie de Kagoshima. Nous nous arrêtons le soir sur les hauteurs d’Aira, à l’extrême nord de la baie, et profitons d’une vue magnifique sur la baie et le volcan de Sakurajima.
Sakurajima fait face à la ville de Kagoshima et est toujours en activité et sa dernière éruption date de 1946. Devenu véritable attrait touristique, les habitant aux alentours du volcan mettent en avant leur mode de vie particulier. Les touristes peuvent d’ailleurs emprunter des chemins à travers les coulées de lave. C’est d’ailleurs ce que nous faisons le lendemain matin. Peu fumant la veille, le volcan est alors bien plus actif. Nous suivons l’ambiance générale et ne paniquons pas, tout cela semble tellement normal.
Le Sakurajima, comme dans un rêve Un abri sur les pentes du volcan Sakurajima Nettoyage des cendres sur les chemins de balade autour du Sakurajima On ne voit pas un volcan en activité tous les jours… Vincent devant le Sakurajima Vincent admire le Sakurajima et sa fumée abondante Marques de pas dans les cendres du volcan Sakurajima Vincent marche à côté des roches bien particulières autour du Sakurajima Le Sakurajima et ses différentes végétations (selon l’époque de la coulée de lave) Vue de la baie de Kagoshima depuis le Sakurajima Casques de protection sur les chemins au pied du Sakurajima Œuvre d’art en cendres du Sakurajima Selon le point de vue, le volcan Sakurajima semble éteint Vincent devant le Sakurajima Vue de Kagoshima et des rigoles à lave du Sakurajima Selfie devant la ville de Kagoshima Selfie devant le volcan de Sakurajima Torii enseveli sous la lave de l’éruption de 1946 du Sakurajima
4 commentaires
Cc superbe mais il fait plus beau chez nous. Gros bisous à tous les deux et à très bientôt 💋💋💋💋
Coucou, en effet nous n’avions pas un temps magnifique… Et ce n’est pas mieux maintenant à Osaka, saison des pluies obligent, il y a pas mal de jours pluvieux et les seuls jours où le soleil fait son apparition, il fait très chaud et très humide.
Ils sont fous ces japonais…le vert ne fait pas très envie!
Le vert n’est que le support, sinon c’est de l’eau transparente normale.
Heureusement, sinon pas sûr qu’on aurait mangé ça 🙂