Après avoir débarqué sur l’île de Honshu et avancé en direction de Kyushu, nous continuons notre périple par le sanctuaire d’Izumo.
Le sanctuaire Izumo Taisha
Ce sanctuaire shinto est l’un des plus anciens du Japon. En effet il est déjà évoqué au début du VIIIe siècle. C’est également l’un des plus importants du pays. Il est impressionnant par sa hauteur de 24 mètres.
Mais nous avons été particulièrement touchés par ses cordes tressées. Nous en voyons dans beaucoup de sanctuaires mais celles-ci sont immenses. Nous nous attendrissons devant des moineaux qui ont élu domicile dans la corde ornant l’entrée du bâtiment principal.
Le seul regret est de ne pas pouvoir pénétrer dans l’enceinte intérieure, réservée aux moines.
Le temple Izumo Taisha Corde tressée du temple d’Izumo Taisha Un moineau sur les cordes du Izumo Taisha Entrée d’un temple près du Izumo Taisha Vincent devant la cascade du Tenjinsha Étang du Tenjinsha Statue devant l’étang de Tenjinsha Bassin du temple Kitajama Kokusokan Les mauvaises fortunes accrochées sur les arbres du Izumo Taisha Petite sculpture de lapins contemplant le haut du Izumo Taisha Le hall Okunigaeri et son immense corde tressée
Matsue et son château
Nous nous dirigeons ensuite vers la ville de Matsue, son principal intérêt est son château. Perché sur une colline, nous avons pu visiter également l’intérieur de ce dernier. Toujours très impressionnant de voir la structure et l’architecture de ces châteaux. Entouré de jardins, nous les avons traversé pour visiter une rue bordée de maisons ancienne. Nous avons pu visiter une ancienne maison de samouraï. Maison traditionnelle, l’aménagement de la maison et des jardins sont toujours très sereins et reposants.
Des visiteurs arrivent au château de Matsue Le haut du château de Matsue Un rapace dans le ciel de Matsue Vincent se dirige vers le château de Matsue Une armure de samouraï exposé au château de Matsue Premières fleurs de cerisiers dans le jardin d’une maison de samouraï à Matsue Vue de la ville de Matsue depuis son château Jardin d’une ancienne maison de samouraï à Matsue
Même rue, même ambiance sereine, objectif différent, nous avons pu déguster de délicieuses sobas, spéciales de la région, dans le cadre exceptionnel d’une vieille maison traditionnelle.
Iwami Ginzan et ses mines
Changement d’univers avec la visite de la mine d’argent d’Iwami Ginzan. Nous arrivons dans une vallée encaissée et commençons à monter à travers le village en direction de la mine. De nombreux lieux abandonnés datant d’une époque révolue sont présents dans la vallée. Les quelques pierres et murs recouverts de mousse sont envahis par la forêt qui donne une atmosphère un peu irréelle. Les nombreux ruisseaux et les grands arbres participent à donner à cette vallée une ambiance bien particulière.
La mine d’argent était en service du XVIe au XIXe siècle et produisait, à son apogée, près de 30 tonnes par an, soit un tiers de la production mondiale. L’argent de la mine d’Iwami Ginzan aura été au cœur du développement du commerce entre l’Europe et les pays Asiatiques grâce à sa qualité et à la quantité extraite.
En 2007 elle est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. Il est aujourd’hui possible d’en visiter un tronçon aménagé pour les curieux.
Avant même d’accéder à l’entrée de la mine ouverte au public, on passe à côté de nombreux tunnels menant à la mine à l’époque de son exploitation. Une fois à l’intérieur, on voit de nombreux tronçons inaccessibles qui permettent de mieux se rendre compte des conditions de travail des mineurs.
Nous nous arrêtons pour la nuit dans un camping en bord de mer près de la ville de Hamada et profitons d’un magnifique coucher de soleil. La chaleur n’est pas encore arrivée mais nous oublions peu à peu le froid et la neige de Hokkaido.
Tsuwano, entre chrétiens et samouraïs
Nous arrivons à Tsuwano en nous arrêtant pour visiter les ruines de son château. Malheureusement son accès n’est pas possible car nous sommes en dehors de la saison touristique. Qu’à cela ne tienne, nous continuons vers le Taikodani Inari jinja, temple shinto dédié à Inari, et sa grande allée de toriis. Une petite pensée nous ramène quelques mois auparavant au Fushimi Inari-Taisha de Kyoto.
Nous descendons à travers cette allée de toriis pour nous diriger vers le village. Sa rue principale était auparavant un quartier de samouraïs. Bien que les maisons ne soient plus vraiment authentiques, les enceintes, les portes et les rues nous rappellent quand même l’histoire de la ville. Petite anecdote, les carpes vivants dans les rigoles étaient autrefois (très) bien nourries afin de pouvoir fournir une réserve de nourriture en cas de besoin (une carpe pouvait nourrir une famille pendant plusieurs jours).
Dans cette rue, de manière assez surprenante, nous tombons sur une église catholique. Construite en 1931, elle représente la mémoire de 36 martyrs. En effet des réfugiés chrétiens sont venus à Tsuwano lorsque le christianisme a été interdit au Japon. Ils ont été enfermés dans un temple et persécutés et 36 d’entre eux ont été assassinés. Nous nous dirigeons justement vers le lieu où se situait le temple qui a été remplacé par la chapelle Otomo Toge. Le lieu à l’écart du village est magnifique et appelle au recueillement.
La grotte Akiyoshido
En allant vers notre prochain camping pour notre dernière nuit sur l’île de Honshu, nous nous arrêtons pour visiter la grotte d’Akiyoshido. Cette grotte est la plus grande cavité calcaire d’Asie. Avec des grottes s’étendant sur près de 10 km et des plafonds pouvant atteindre 80 m de haut, le trajet visitable (1 km) permet de se rendre compte du travail impressionnant que la nature est capable d’effectuer.
Entrée de la grotte d’Akiyoshido La rivière sortante de la grotte d’Akiyoshido Vincent entre dans la grotte d’Akiyoshido Un dernier regard dehors avant de s’enfoncer dans la grotte d’Akiyoshido Formation rocheuse, rizières, dans la grotte d’Akiyoshido Formation rocheuse, rizières, dans la grotte d’Akiyoshido La grotte d’Akiyoshido Reflet des stalactites dans l’eau de la grotte d’Akiyoshido La grandeur de la grotte d’Akiyoshido Une paroi-stalactites dans la grotte d’Akiyoshido Reflet d’une paroi dans la rivière de la grotte d’Akiyoshido Formation de mousse dans la grotte d’Akiyoshido
Dernière halte dans un camping perché en haut d’une montagne avant de prendre la route de Kyushu dès le matin suivant.