Lieu incontournable pour observer les feuilles d’automne, les chutes de Minoh (ou Minoo) sont hautement appréciées par les habitants d’Osaka et sa banlieue. Après une bonne heure de trajet en transport en commun, nous arrivons à l’entrée du « sentier » touristique. Le chemin est bordé de boutiques, pour l’instant fermées. De beaux bâtiments traditionnels, des ryokan pour la plupart, longent les bords de la rivière Minoh située en contrebas. On imagine que lorsque l’on est en haute saison, cet endroit doit grouiller de monde. Il faut savoir profiter aussi des bons côtés d’une crise sanitaire.
Un restaurant avec terrasse donnant sur la rivière Minoh Claire, masquée, devant la rivière Minoo et les arbres colorés Une dame sur un pont en surplomb de la rivière Minoo devant les arbres d’automne Les arbres aux couleurs de l’automne le long du chemin menant aux chutes de Minoo Des statues amusantes devant le pont du temple Ryuanji Le temple Ryuanji à travers les feuilles d’automne dans le parc de Minoo Les feuilles vertes et rouges d’un érable du parc de Minoo Un érable bien rouge dans le parc de Minoo La rivière Minoo et un érable jaune Le chemin qui mène vers les chutes de Minoo Les feuilles colorées de l’automne dans le parc de Minoo Les feuilles rouges d’un érable dans le parc de Minoo
Le chemin est très familial en raison de sa simplicité et fait de la visite des chutes une sortie très appréciable pour les habitants d’Osaka. Malgré un temps maussade, la bruine, et nos nombreux arrêts photos « jolis arbres rouge et jaune », nous arrivons rapidement aux chutes. De nombreuses personnes en profitent pour manger, boire et se reposer. Des stands de nourriture abreuvent les quelques personnes non prévoyantes. Nous nous approchons afin de voir ce qu’ils proposent. En premier lieu, nous goûtons la spécialité locale. Nos professeurs et les élèves de Vincent nous ont fortement conseillé de manger des feuilles d’érable enrobées dans une pâte beignet croustillante, les momiji tempura. De très bons conseils ! C’était si délicieux que la portion n’a duré que deux minutes.
Ensuite, Claire a été intriguée par de petits poissons qui grillaient doucement sur le comptoir d’une échoppe. L’odeur du poisson grillé embaume le lieu. Tentée, elle en prend un malgré les réticences de Vincent. Mais dès la première bouchée, l’appétit de Vincent prend le dessus et il dévore près de la moitié du succulent poisson, malgré les arêtes. L’apéro fini, nous partons en quête d’un petit coin où manger notre pique-nique japonais, composé essentiellement d’onigiri.
En début d’après-midi, nous entamons la deuxième partie de notre venue en ses lieux : une randonnée.
Suivant les diverses cartes se trouvant sur les routes, nous arrivons à un centre d’information, départ de nombreux chemins à travers la montagne. Après un rapide tour du bâtiment, nous partons sur les chemins pour atteindre un temple. La randonnée n’est pas très compliquée malgré quelques passages un peu fatigants. Depuis quelques randonnées, Claire fait de nombreux efforts pour ne pas râler. Cela manquerait presque à Vincent qui, au rythme de ces jérémiades, pouvait créer une cadence de marche.
Un cycliste monte une route sous les arbres d’automne du parc de Minoo Des randonneurs en pause dans le square Momiji dans le parc de Minoo Claire devant les couleurs d’automne du parc de Minoh Un banc sur son lit de feuille en automne dans le parc de Minoh Le chemin qui monte dans les montagnes du parc de Minoh Claire dit stop sur notre randonnée dans le parc de Minoo Chemin de randonnée dans le parc de Minoo Aperçu de la ville derrière le Katsuo-ji de Minoo et ses arbres d’automne
Après un peu plus d’une heure dans les bois, le chemin aboutit à une barrière avec un portillon. Un écriteau uniquement en japonais nous fait hésiter un instant. Ayant grandi tous les deux dans une région où certains sentiers traversent les champs des vaches, ce genre de portillon ne nous est pas inconnu. Il suffit de bien fermer derrière nous.
Nous arrivons au temple et sommes agréablement surpris de constater qu’il s’agit d’un temple dédié aux Daruma. Il s’agit de figurines en papier mâché qui représente Bodhidharma, religieux indien d’une secte bouddhique à l’origine de la création du bouddhisme zen. La légende raconte qu’il a vécu 150 ans. Il aurait par ailleurs médité pendant neuf ans causant la perte de ses bras et jambes. Cela explique d’ailleurs la forme “culbuto” des figurines. Aujourd’hui le rituel de ces figurines de daruma consiste à dessiner un premier œil en noir en formulant un vœu mentalement. Lorsque ce vœu se réalise, il faut dessiner le second œil.
Daruma de toutes tailles au temple Katsuo-ji de Minoo Un étalage de daruma de toutes tailles devant les escaliers du Katsuo-ji Aperçu de la ville derrière le Katsuo-ji de Minoo et ses arbres d’automne Chemin au-dessus du temple Katsuo-ji et les arbres d’automne qui le surplombent La pagode du Katsuo-ji Vincent contemple les arbres colorés du temple Katsuo-ji Les feuilles d’érable rouge au temple Katsuo-ji de Minoo La pagode du Katsuo-ji et les arbres colorés de l’automne
De nombreuses petites figurines sont placées un peu partout dans le temple, à des endroits tantôt farfelus, tantôt idéalement placés devant un beau décor de fond. Seul ou en amas, c’est un grand plaisir de les photographier, surtout si, comme Vincent, on aime faire des flous artistiques. Ceux-ci ne sont pas des daruma classiques en papier mâché à dessiner mais des versions plus simples et plus solides.
Des daruma sur un muret devant les montagnes autour du Katsuo-ji Des daruma dans un tronc devant les couleurs d’automne au Katsuo-ji à Minoh Vincent, le touriste masqué, au temple Katsuo-ji de Minoo Muret de daruma au temple Katsuo-ji de Minoo Foule de daruma au temple Katsuo-ji Un muret rongé mais conquis par les daruma au temple Katsuo-ji Un couple de daruma entre les poutres d’un bâtiment du Katsuo-ji de Minoo Un « vrai » daruma au milieu des autres au temple Katsuo-ji Des daruma sur une statue devant la pagode du Katsuo-ji de Minoh Quelques daruma sur une lanterne devant la pagode du Katsuo-ji Un daruma « à la pêche » sur une branche Un cœur de daruma au temple Katsuo-ji
Au loin, nous entendons des mantras dont nous cherchons l’origine. Hélas, ceux-ci sont simplement retransmis par des hauts-parleurs. Nous poursuivons notre visite, passons à côté de mariés en tenues traditionnelles.
L’entrée du temple est symbolisée par de grands portillons rouges, gardés par deux statues ressemblant à des dieux. Derrière cette porte, un pont un peu mystique émerge de la fumée d’un étang. Ce dernier est surplombé d’un autel aux couleurs vives, mélange de doré, rouge et noir.
Peu importe où le regard se tourne, c’est un spectacle magnifique qui se déroule sous nos yeux.
Séance photo sous les arbres colorés en automne au temple Katsuo-ji de Minoo Une famille en séance photo dans les escaliers du temple Katsuo-ji Une lanterne et ses daruma au temple Katsuo-ji de Minoo Des visiteurs avancent le long de l’allée principale du temple Katsuo-ji à Minoo Des salary-men dans l’allée centrale du Katsuo-ji sous les arbres d’automne L’allée de l’entrée du temple Katsuo-ji et sa grande porte La fumée qui s’échappe de l’étang du temple Katsuo-ji à Minoh L’étang du temple Katsuo-ji devant les couleurs d’automne (un peu terne à cause du mauvais temps) Le sanctuaire Benzaiten à Minoo Un torii sous les arbres d’automne du temple Katsuo-ji à Minoh Des daruma devant l’étang du temple Katsuo-ji à Minoo
Nous arrivons à la boutique du temple et là… stupeur, l’entrée est payante. Coupables, on décide d’acheter des momiji tempura afin de participer à notre manière à la vie du temple. Nous quittons les lieux pour prendre un bus qui nous ramènera à la civilisation. Mais hélas, il est trop tard… Nous voilà sur le bord des routes, 2 km nous séparant de la fin des chutes de Minoh. Haut les cœurs !
Arrivés à l’entrée du « sentier » touristique de Minoo, nous prenons un petit réconfort : un petit sachet de feuilles d’érable. Une bonne douceur avant de repartir chez nous.
2 commentaires
Bonjour,
Merci pour ce récit ! J’envisage de faire le circuit du temple vers les cascades avec mes enfants qui auront quasiment 4 ans et 5 ans et demi. Est ce que ça vous semble faisable niveau difficultés ? Pas de danger du genre vide proche du sentier ou ce genre de choses ?
Merci,
Jessica
Bonjour,
Merci d’être venu lire notre blog.
Cette randonnée remonte à quelques années donc mes souvenirs sont un peu lointains mais je ne crois pas qu’il y ait d’endroits particulièrement dangereux.
En revanche, niveau difficulté, pour des enfants de cette âge, c’est peut-être un peu long et difficile entre les chutes et le temple. Pas impossible mais pas simple.
Vous avez un plan des chemins (en japonais) qui vous donne un peu plus de détails sur les temps de parcours, n’hésitez pas à jeter un oeil : https://minohkankou.net/pdf/hikingmap-guide2023-ura.pdf
Le chemin de la gare aux chutes en revanche est très simple donc aucun problème avec des enfants.