Pour que nos journées soient bien remplies et différentes des précédentes, il nous faut sortir de la ville d’Osaka que nous commençons à bien connaître. 

À quelques encablures se trouvent le mont Ikoma et la ville d’Ikeda. Deux endroits où l’on peut profiter de la douceur d’une fin d’été en pleine verdure.

Le mont Ikoma, le meilleur pour la fin

Arrivés tôt sur place, nous avons été accueillis par la fraîcheur d’un petit matin plein de rosée. Avant d’accéder au sentier de randonnée, nous montons dans des rues résidentielles très abruptes. On ne peut s’empêcher de penser qu’avec notre ancienne voiture, on aurait vraiment lutté pour arriver au pied de la montagne…

Le chemin s’étendait à travers toute la montagne, avec un choix de routes plus ou moins difficiles. Notre objectif étant le sommet, nous notons le nom du sentier qui nous y conduit, sans même prendre la carte en photo. Aventuriers !

Après un certain temps – que l’on pourrait quantifier en râles de Claire, mais cela ferait beaucoup trop – nous sommes arrivés à un jardin. Légèrement à l’abandon, cet endroit est traversé par la route, qui permet un accès direct au sommet pour les véhicules. Il est aussi possible d’arriver en haut avec un téléphérique. Tant de moyens plus efficaces que les jambes.

La randonnée n’est pas très compliquée et les chemins empruntés sont bordés de nature, avec de temps à autre des traces de pas d’animaux et parfois des bouts un peu à l’abandon. Nous arrivons en haut peu avant midi. Nous arrivons très surpris dans… un parc d’attractions. Un vrai !

Quand Claire était plus jeune, durant les randonnées avec ses parents, ils inventaient l’existence d’un toboggan ou de manèges au sommet pour la motiver. À chaque fois, elle marchait, dans les deux sens du terme…

Mais aujourd’hui, au sommet du mont Ikoma, une maison hantée, une rivière canadienne, des rires et des enfants, nul doute : c’est bien un parc d’attractions. 

Nous faisons le tour tranquillement afin de voir ce qu’il y a à faire avant de manger. Cet endroit semble vieillissant et donne l’impression d’un vieux parc en fin de vie. Le lieu surplombe la ville et offre une vue imprenable sur les environs. Un manège permet même d’aller un peu dans le vide pour avoir une meilleure photo.

La visite se fait rapidement car le vent, malgré le beau temps, nous glace les os. On pique-nique protégé par un bâtiment, mais le froid persiste. Notre nourriture vite engloutie, nous partons direction la maison hantée. De nombreux enfants habillés avec des blouses et des chapeaux aux couleurs de leurs classes, attendent leurs instructions avant de pénétrer dans la maison. On hésite à attendre pour voir leur réaction à l’intérieur. Mais ils n’ont pas l’air décidés à rentrer. 

La maison hantée est très marrante et n’inspire nullement la peur, nous sommes donc légèrement déçus. Surtout qu’elle n’est pas très grande.

Après cette bonne détente, nous entamons la redescente par un autre chemin qui nous amène sur un sanctuaire et une gare différente de notre point de départ.

Ce fut une journée surprenante.

Ikeda, son château et sa montagne

Par la suite, nous nous sommes rendus à Ikeda, presque par manque d’inspiration. Nous avions entendu parler d’un château avec un parc et la possibilité de se promener dans la montagne voisine. 

Partis dans la matinée, nous nous sommes d’abord rendu au château. Pas aussi impressionnant que les précédents que l’on a vus, mais le coin était vraiment sympathique. Quelques arbres étaient rougis par l’automne et l’herbe jaunie par l’été offraient un paysage contrasté haut en couleur. 

La visite fut relativement rapide et l’appétit vint nous tirailler l’estomac. Hélas pour nous, le coin n’est pas très fourni en restaurants et nous nous rabattons sur un pique-nique de Konbini. Nous l’avons savouré au pied du départ de notre promenade, dans la cour d’un jardin botanique. 

La promenade n’est pas vraiment complexe et nous décidons de suivre les chemins qui mènent à différents points de vue. Tantôt sur les bâtiments et la ville d’Osaka et tantôt sur la rivière bordant la montagne.

Peu avant le sommet, dans un petit sentier boisé, on est tombé sur un pont suspendu en bois. Totalement inutile car on pouvait le contourner. En plus, il n’y avait pas d’eau… Mais, nous, on les aime les ponts de singes. Nous l’avons toutefois traversé sans folie, un pas devant l’autre, sans sauter, car quelqu’un nous précédait.

Arrivés au sommet, un immense cimetière. Au début, on s’est demandé s’il y avait une erreur. Eh non, le chemin traverse bien le cimetière et débouche sur un square où des enfants jouent autour d’une grande tour en colimaçon. De là-haut, la vue est sympathique, le soleil déclinant légèrement. 

Nous entamons une descente vers la gare. Ultime envie de glace du Konbini mais nous résistons à la tentation.